Pourquoi ne pas choisir qu’un métier ?

Qui a dit qu’on devait choisir UN métier dans la vie ? Ah oui, tout le monde !

Mais, c’est une décision si complexe et intense de choisir qu’un seul métier. C’est tellement difficile de choisir lorsqu’on aime autant TOUT. À moins que le plus important ne soit pas plutôt d’explorer et de faire TOUT ce que l’on désire ?

Laissez-moi vous donner un petit conseil, prenez votre temps, soyez curieux et surtout CRÉATIF ! C’est l’essentiel pour réussir à FAÇONNER notre vie comme on l’entend. J’ai 32 ans, j’ai un métier prospère et j’ai cru longtemps que c’était ça le secret : avoir UNE bonne job. Disons que c’est assez normal puisqu’on se fait ramoner dès notre enfance avec ça. Quelle est la première chose qu’on pose à un enfant : « qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ? ». Mais, quelle question abstraite et absurde pour un enfant ! Il est évident que l’enfant ne le sait pas.

Pour ma part, j’ai voulu tous les métiers inimaginables. J’y allais au fil des tendances. Oui, vous avez bien compris au fil des tendances. Une super émission sur les pompiers ou un film sur les infirmières de guerre et voilà que je voulais être un pompier et le jour suivant une infirmière. Dès notre enfance, on se forge à faire comme les grands et comme la tendance du moment. De mon côté, du haut de mes 13 ans, ça me mettait une pression folle ! Un jour, un adulte m’a dit : « Tu changes encore d’idée, il faudrait te brancher ma belle. » J’étais tellement écœurée de répondre à cette question et en plus je m’en foutais. Tout ce qui m’importait était mes amis. Alors, il m’est venu une idée, c’était tout simple et j’allais enfin leur clouer le bec. Plus personne n’allait me poser cette foutue question. J’allais dorénavant répondre que je voulais aller à l’Université. Croyez-le ou non, lorsque je leur disais cela, les gens me souriaient et ne rajoutaient pas de commentaires. Ainsi, j’ai eu la paix jusqu’à ce que je sois à l’Université.

Par contre, lorsque j’ai été confrontée à choisir un programme à l’Université, je ne voulais toujours pas choisir un métier. Donc, j’ai choisi un programme qui me permettait d’explorer plein d’horizons ; j’ai étudié dans les arts. Comme ça, je n’avais pas à choisir un métier. Pour avoir exploré, j’ai exploré ! Philosophie, art, littérature, anthropologie, art numérique, gestion, j’ai même fait des cours en comptabilité ! À la fin de mes études, diplôme en main, j’ai totalement frappé un mur. Je devais me choisir un métier ! Impossible de choisir, je voulais encore plus explorer. Alors, comme plusieurs éternels étudiants, j’ai débuté des maitrises. J’ai même recommencé à trois reprises. Un peu pathétique, vous me diriez. Après, la troisième, je me suis dit que c’était assez et que j’allais partir explorer encore d’autres horizons. Mon sac à dos et mon billet d’avion en main, je partais explorer pour 6 mois le vieux continent. Quoi de mieux qu’un voyage pour explorer encore plus !

Au retour de ce voyage, j’ai enfin décidé de faire carrière comme gestionnaire dans le domaine des arts. J’allais avec ce métier pouvoir continuer à toucher à tout, car, lorsqu’on est entrepreneure on se doit de connaitre plusieurs facettes de notre domaine d’expertise. 10 mois plus tard, un diplôme d’études supérieures en main, j’allais braver enfin le monde du travail. Croyez-le ou non, j’ai eu qu’une entrevue et, 4 mois plus tard, je me retrouvais Directrice générale d’un organisme en culture.

Oh, mais l’histoire ne s’arrête pas là, j’ai eu besoin encore de plus. Il y avait toujours se manque, ce besoin d’explorer, cette envie de ne pas être ÉTIQUETTÉ. Je ne pouvais me résumer à n’être qu’une directrice. Même que lorsque les gens me demandaient ce que je fais dans la vie, j’avais du mal à répondre que j’étais D.G. Je ne me résume pas qu’à ça et les titres ne m’ont jamais réellement impressionnée. Alors, j’ai encore cherché, cherché et exploré UN métier qui me définissait davantage. J’ai cru longtemps que je devais encore changer de métier ou que je devais quitter tout pour vivre 1 an autour du monde. Mais, après ? Qu’est-ce qu’il arriverait après ? On se fait dire que la liberté c’est de ne plus avoir d’emploi et de vivre du voyage. Combien d’entre vous, ici, ont déjà sorti la phrase : « combien je donnerais pour pouvoir être libre ? Pas de job, pas de souci… » Levez la main, ceux qui l’ont déjà dit. Étonnez-vous pas, ma main est levée. J’ai même été là première à vouloir tout quitter et vivre un an autour du monde. D’accord, c’est une expérience super existante, mais après ? Qu’est-ce qui se passe quand votre aventure est terminée ? On retourne à notre boulot ? On retourne à notre quotidien ?

Au début, à notre retour de cette merveilleuse expérience, on en parle sans cesse. Sans compter que tout le monde est content pour nous. Ils nous posent quelques questions : comment c’était ? Où as-tu été ? J’ai lu sur ton blogue que tu as vu ça et ça… Tu répondras que c’était génial, que tu as vécu une expérience inoubliable, que cela a changé ta vie. Tu seras sur un hight pendant quelque temps (tu changeras probablement d’emploi ou de passion). Ensuite, tu auras un nouvel emploi, tu seras sur un nuage quelques mois et soudain une routine s’installera. Et tu retourneras dans le même pattern que tu avais avant ton aventure. Tu voudras repartir sur un nouveau projet et la phrase fatidique reviendra : « combien je donnerais pour pouvoir être libre ! Pas de job, pas de souci… » C’est notre ouroboros de la vie ! Notre propre serpent qui se mord la queue. Bref, une belle roue qui tourne et tourne constamment.

Croyez-moi, je l’ai vécu. Lorsque j’étais en voyage ou lorsque je vivais de mes aventures, il me manquait de STABILITÉ, je voulais être une femme de carrière. Mais, lorsque j’ai été une femme de carrière ; je cherchais à avoir ma LIBERTÉ. Vous vous reconnaissez… Donc, comment faire pour ne pas tomber dans le piège de cette roue interminable ?

C’est assez simple. J’ai pris plusieurs années pour le découvrir, mais aujourd’hui je sais comment on doit s’y prendre. Vous devez tout simplement être créatif et combiner vos désirs. Ne laissez pas l’un détruire l’autre. Si c’est ce que vous désirez le plus, vous devez tout faire en votre pouvoir pour organiser votre vie de façon à avoir votre liberté et votre stabilité. Et surtout passer à l’action ! Arrête de dire et de parler, soyez plutôt dans le FAIRE et l’ÊTRE.

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